mercredi 15 octobre 2014

Jean-Louis Murat veut m'interner


Dans une entrevue récemment publiée, le chanteur français Jean-Louis Murat affirme ne pas aimer la bande dessinée. C'est son droit. Mais il y va quand même un peu fort:


«Je suis un peu gêné, mais j'ai un grave problème avec la BD. Jamais, je n'ai supporté ça. Pour moi, un truc comme Tintin, cela a toujours été de l'abrutissement. Chaque fois que je vois quelqu'un avec un album de Tintin, je me dis qu'il faut l'interner. Moi, je regarde les images ou je lis, c'est lin ou l'autre. Les deux mélangés, c'est pas possible.»

En lisant cela ce matin, je voulais écrire : moi, la chanson, j'écoute la musique ou les paroles, c'est l'un ou l'autre. Les deux mélangés, c'est pas possible.

Mais je n'ai pas été assez rapide : http://www.actuabd.com/+Jean-Louis-Murat-et-la+

Quant à interner ceux qui apprécient un médium ou une forme d'art que l'on ne comprend pas, il me semble que certains régimes politiques ont déjà eu cette idée. 


De mon côté, je veux bien me faire interner. D'autant plus qu'en ce moment, je relis les Tintin. En noir et blanc. 

lundi 8 septembre 2014

La bande dessinée à l’ÉMI : des anciens qui publient et exposent et des nouveaux qui voyagent !



En ce début d’année universitaire, la seizième du programme en bande dessinée de l’ÉMI/UQO (ça ne nous rajeunit pas), il me fait plaisir d’y aller avec une série de félicitations.

Publications et expos

D’abord pour nos 4 anciens étudiants qui ont été sélectionnés pour le huitième numéro du Front froid (ça ne nous rajeunit pas non plus) : Marlène Blanchette, Sacha Ravenda, Antoine Joie et Frank Castel. Bien hâte de lire vos histoires.

Mes félicitations également à Iris qui vient de publier un album à La Pastèque, Le pouvoir de l’amour, scénarisé par Yves Pelletier.

Et des félicitations aussi à Yan Mongrain qui sort, bientôt, Dominique chez Lounak.

Des félicitations aussi à Julien Paré-Sorel qui participe à l’exposition BD et musique organisée par le Festival de Jazz de Montréal à la galerie Lounge TD. 

Échanges internationaux

Des félicitations également à nos étudiants actuels qui sont partis pour une session ou une année en Europe grâce à des ententes bi-latérales que nous avons signées avec des partenaires européens.

Ainsi, Marie-Hélène Racine-Lacroix et Étienne Cardona vont passer la session d’automne à Bordeaux (à l’École de communication visuelle) et Audrey Gagnée Morin et Pascal Bouchard, quant à eux, vont passer l’année à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles.

Leur départ ne videra pas nos salles de classe puisque cette année, c’est environ une douzaine d’étudiants de l’Europe que nous accueillons dans nos différents programmes (arts visuels, design graphique, bande dessinée et muséologie).

Félicitations à tous. Bon voyage ! Bons lancements ! Bons vernissages ! Et bonne session !


Et que voilà un beau mois de septembre pour le programme en bd de l’ÉMI.

lundi 7 avril 2014

Quelques publications

J’ai quelques textes qui devraient paraître dans les prochaines semaines et les prochains mois.

L’intégrale de Michel Risque, tome 1 à La pastèque. J’ai écrit un texte d’introduction  pour ce premier volume magnifique consacré à Michel Risque. La sortie est prévue en mai.




Trip, numéro 8.  Je poursuis ma collaboration pour cette revue, avec un article sur Red Ketchup (faudrait bien que je lâche Réal Godbout et Pierre Fournier un de ces jours ;-).  Voici un extrait du communiqué de presse de ce huitième numéro : «Plus de 50 collaborateurs sur 400 pages (dont une centaine en couleur) font de cette revue sur la BDQ un incontournable! Avec un volet international et un cahier spécial sur la bande dessinée finlandaise!» Sortie en mai.


Tisser le fil rouge. Le printemps érable en Outaouais. Récits militants. Un collectif en préparation chez M éditeur. Prévu pour l’automne. J’y publie 2 textes (préalablement publiés ici sur ce blogue). Retour avec émotion sur des événements qui m’ont profondément marqué. Sortie prévue à l’automne.


J’ai également écrit la préface du douzième Plan B. Lancement le 16 avril.

Et puis, côté fiction, je travaille avec André. Si tout va bien, Rouge avril devrait voir le jour en avril 2015 chez Mécanique générale. Et oui, Pour en finir avec novembre est sorti un mois de novembre. Nous sommes très concept. À bientôt.






mercredi 2 avril 2014

Avril. Le mois de la BD à Gatineau

Ça commence ce soir avec le lancement de «Cumulus» de Guillaume Perreault. Au bistro CoqLicorne dès 17h.

Ça se poursuit le 16 avril avec les lancements du douzième numéro de «Plan B» (la revue annuelle des étudiantEs en bande dessinée de l'ÉMI) et de «Catharsis», un collectif réalisé dans le cadre du cours de scénarisation de Marc Tessier. Au P'tit Chicago dès 17h.

Le lendemain, jeudi le 17 avril, l'ÉMI recevra l'auteur Michel Falardeau à 13h. Michel est le récipiendaire du prix Marc-Olivier Lavertu pour 2013.

Et le jeudi 24 avril, c'est l'Exposition des finissants de l'ÉMI (Arts visuels, bande dessinée, design graphique et muséologie). Venez voir les premières publications de notre treizième cohorte en bande dessinée. Au pavillon Brault. Dès 17h.

Et comme il y a aussi de la bd à Québec et à Montréal ;-)

À Québec  : Festival de la bande dessinée francophone de Québec (du 9 au 13 avril).

Et à Montréal :  Lancement du livre de Michel Viau sur l'histoire de la bande dessinée au Québec. Le soir des élections.

Au plaisir de vous croiser durant l'un de ces événements.

mardi 11 mars 2014

Le Prix Marc-Olivier Lavertu est remis cette année à...

Michel Falardeau pour French kiss 1986.

Félicitations Michel !


lundi 10 mars 2014

Le Prix Marc-Olivier Lavertu sera annoncé...

Demain, mardi le 11 mars. Ici-même.

Les 3 finalistes :

Samuel Cantin pour «Vil et misérable» chez Pow pow;
Michel Falardeau pour «French kiss 1986» chez Glénat Québec;
Ami Vaillancourt et Bruno Rouyère pour «Kissinger et nous» chez Glénat Québec.

Une bourse de 250$ est remise au gagnant par le collectif Plan B.

À demain !


vendredi 24 janvier 2014

Le parent inquiet. Les temps changent

«Ma fille (ou mon fils) veut étudier en bande dessinée. Qu'est-ce quelle va faire avec ça plus tard ? A vas-tu pouvoir gagner sa vie? C'est-tu sérieux comme programme»

Depuis la création du programme en 1999, j'ai répondu plusieurs fois à des parents inquiets. Je n'ai jamais caché la vérité. J'ai moi-même étudié en littérature sans trop savoir ce que j''allais faire par la suite. Mais, au fil des années, j'ai de plus en plus de succès d'anciens étudiants pour m'aider à répondre à cette question.

Toujours est-il que cela faisait plusieurs années que l'on ne me l'avait pas posée. Puis, cette semaine, ma secrétaire me transmet un message. «C'est un père qui est inquiet pour sa fille qui veut étudier en bande dessinée».  «D'accord, dis-je.» Je prépare mes arguments, prends mon courage à deux mains, et je téléphone.

Et le père inquiet me dit : «Ma fille veut étudier en bande dessinée. Elle est en conquière secondaire. Mais là, elle vient de changer d'idées pis elle va faire son cégep en anglais avant d'aller à l'université. Est-ce que c'est correct ? Ça ne va pas l'empêcher de s'inscrire en bande dessinée, hein?»

Ben non, elle sera la bienvenue chez nous.

Et le père a raccroché, rassuré.

Et moi, j'étais content.