Citations

«Il faut toujours faire confiance aux scénaristes qui lisent.» Alessandro Baricco. Une certaine vision du monde.

mercredi 10 février 2016

Tintin et Henri VIII

Un article dans Le Devoir ce matin sur les répercussions des coups reçus à la tête par Henri VIII qui expliquerait son comportement violent et impulsif dans les dix dernières années de sa vie.

Henri VIII.

Ça m'a rappelé cette étude réalisée par un chercheur québécois, Claude Cyr, en 2004 sur les coups à la tête reçus par Tintin.

Tintin.

Tintin est-il plus impulsif et violent dans ses derniers albums ;-) ?


lundi 8 février 2016

C’est la Prosopagnosie qui m’a amené à la bande dessinée !


 La Prosopagnosie, «c’est un trouble de la reconnaissance des visages. C'est une agnosie visuelle spécifique rendant difficile ou impossible l'identification ou la mémorisation des visages humains. » Dixit Wikipédia.

Je ne savais pas qu’il y avait un nom pour cela. Mais j’ai vu passer cela sur Facebook la semaine dernière. Et j’ai enfin compris ce qui me tarabustait depuis que je suis petit.

J’ai toujours eu de la difficulté à reconnaître les visages. Je dois souffrir de prosopagnosie légère. Lorsque je vois quelqu’un que je ne croise pas à tous les jours ou lorsque je rencontre quelqu’un dans un contexte que je ne suis pas habitué, par exemple, un employé de l’université à l’épicerie, j’entame souvent des conversations sans savoir à qui je m’adresse. Et mon métier m’amène à rencontrer beaucoup, beaucoup de personnes.

Mes stratégies de reconnaissance, ce sont des phrases, des illusions que je lance comme on va à la pêche en espérant avoir une réaction qui va me permettre de replacer cette personne dans le bon contexte.

Je me suis toujours senti mal avec cela parce que j’ai toujours peur que l’on me trouve distant, hautain voire prétentieux. Ce que je ne suis pas.

Et la bande dessinée dans tout cela ?

Peut-être que j'aurais pu étudier et faire carrière dans le cinéma.

Mais depuis que je suis tout petit j’ai été confronté à des problèmes cinématographiques à cause de cette prosopagnosie.  J’ai souvenir d’un film, français, que nous étions allés voir à plusieurs autour de 13-14 ans. Je ne me souviens pas du film, mais c’était un thriller avec un coup de théâtre à la dernière scène. Le méchant enlevait son masque et tout le monde de s’écrier : «Alors, c’était lui, le coupable ?» Nous sommes sortis du cinéma et tous mes amis semblaient enchantés par le film et sa fin surprenante. Et moi, je n’osais rien dire parce que je n’avais aucune idée de qui était le personnage qui s’était ainsi révélé à la toute fin. Pour moi, c’était quelqu’un qui apparaissait soudainement sans avoir été présent dans les scènes précédentes. Alors que, appris-je suite à des questions subtiles que j’avais réussi à placer sans que ne soit trahie mon incapacité à reconnaître les acteurs, c’était le personnage principal du film.

Je me rabattais donc sur la bande dessinée qui était, pour moi, beaucoup plus facile à décoder.


Premièrement, parce que je pouvais revenir en arrière et relire les pages précédentes (je parle d’un temps se situant avant la commercialisation de la cassette vidéo) et deuxièmement, comme l’écrit fort à propos Thierry Groensteen dans Le système de la bande dessinée, le dessin narratif possède différentes caractéristiques dont la typification qui est:  «(…) la simplification en tant qu’elle s’applique aux personnages. L’abréviation du personnage à quelques traits pertinents assure sa caractérisation et, partant, son identification immédiate. La houppe de Tintin, la casquette et la boucle d’oreille de Corto Maltese, sont parmi les emblèmes les plus célèbres de cette stratégie graphique.» (pages 190-191). (On peut lire aussi son ouvrage paru chez Mosquito, Lignes de vie. Le visage dessiné). 

CQFD.


Et maintenant, quand je rencontrerai quelqu’un que je ne reconnais pas, je pourrai dire : «Ce n’est pas du snobisme, c’est de la  prosopagnosie !»

jeudi 4 février 2016

Départ à la retraite de Marie-Hélène Giguère

«La création du baccalauréat en arts visuels et de l’École multidisciplinaire de l’image à l’UQO a modifié le visage des arts en Outaouais. Cela a même modifié le visage de l’Outaouais.»

C'est par ces mots que Marie-Hélène Giguère a débuté son discours lors d’un 5 à 7 en son honneur pour souligner son départ à la retraite le 2 février dernier.

Je le dis souvent, nos diplômés sont nos meilleurs ambassadeurs.

Marie-Hélène Giguère est diplômée en arts visuels de l’ÉMI (2000 avec Mention d'excellence du doyen)  et elle a occupé les fonctions de directrice de la Galerie Art-image de la Maison de la culture de Gatineau depuis février 2000.

L’ÉMI la remercie pour sa contribution au développement des arts visuels en Outaouais et lui souhaite une très agréable retraite remplie d’expositions à visiter (et non à monter) et d’oiseaux à observer.

C’est Vickie Séguin, également diplômée de l’émi (2005), qui remplace maintenant Marie-Hélène. Nous lui souhaitons le plus grand des bonheurs dans ses nouvelles fonctions.



Crédit photo : Marc-Antoine Léveillé 

mercredi 3 février 2016

C'est la période des inscriptions à l'ÉMI

À l’École multidisciplinaire de l’image (ÉMI) de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), située à Gatineau, vous pouvez étudier en :

Bande dessinée
Arts visuels
Design graphique
Muséologie.

Nous avons des programmes de premier cycle (baccalauréat, majeures, mineures, certificats) et de deuxième cycle (maîtrise).

Vous pouvez étudier une session ou une année en France ou en Belgique :

ESA St-Luc Bruxelles (bande dessinée)
ECV Bordeaux et Lille (bande dessinée)
ECV Paris, Lille, Amiens,  Aix-en–Provence (design graphique)
Intuit.lab Paris (design graphique)
Sorbonne Paris (muséologie)

Vous aurez la possibilité de réaliser des projets concrets durant vos études :

Bande dessinée :
Publications (Plan B et Le Bunker)
Concours interuniversitaire en bande dessinée;
Participation au comité du Prix Marc-Olivier-Lavertu;

Design graphique :
Concours international Posterfor Tomorrow;
Réalisations de projets concrets en troisième année à l’intérieur du cours Projets en entreprises ;
L’année dernière, les étudiants en design graphique ont réalisé le projet de redesign de la signalisation avec le CÉGEP de l’Outaouais (prix de 1 000$).

Arts visuels :
L’UQO possède une galerie d’art professionnelle, la GalerieUQO.


La bibliothèque est très fournie, notamment en bande dessinée. Elle possède la collection entière du Journal Spirou (depuis 1938) et abrite une Bédéthèque québécoise.



Partagez dans vos réseaux si vous connaissez des jeunes passionnés par l’image, les arts et le patrimoine. 

Date limite pour les demandes d'admission : 1er mars.

jeudi 28 janvier 2016

Pour en finir avec l’Islande !


 Je clos aujourd’hui la première partie de notre collaboration, entre l’ÉMI et la Reykjavik School of Visuals Arts, avec l’envoi au professeur Bjarni Hinriksson de 25 exemplaires du dernier numéro de la revue Le Bunker à l’intérieur duquel les bandes dessinées de 5 étudiants islandais ont été publiées.

Cette collaboration a également permis, en novembre dernier lors du treizième Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau, de présenter une exposition sur la bande dessinée islandaise.

La gestion de ce projet entre deux continents n’a pas toujours été facile, mais je suis très heureux des résultats.

Et si je dis première partie d’une collaboration, c’est parce qu’en octobre prochain je devrais être de retour à Reykjavik pour rencontrer Bjarni de nouveau. J’aime bien les collaborations qui se poursuivent ;-)


Les photos de l'exposition ont été prises par Marc Tessier.